CRIPADD mène une première expérience en vue de la réduction des pertes de la production de tomate à Kpomassè

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CRIPADD mène une première expérience en vue de la réduction des pertes de la production de tomate à Kpomassè

La tomate est un légume largement consommé. Elle occupe une place de choix dans les habitudes alimentaires en Afrique et en particulier au Bénin. Elle contribue au quotidien à la préparation de la plupart des mets et de presque toutes les sauces d’accompagnement. La tomate est aussi une source importante de nutriments et d’antioxydants tels que la vitamine C, le lycopène, le bèta-carotène, le magnésium, la niacine, la riboflavine, le fer, le potassium, le phosphore, la thiamine et le sodium (Heng et al. 1990).

A cause de sa grande teneur en eau, pendant la phase post récolte, d’énormes pertes sont enregistrées. Au Bénin, ces pertes ont été évaluées à 40 – 60 % des récoltes (Fagbohoun et Kiki, 1999). Ces pertes de production n’épargnent pas les producteurs de la commune de Kpomassè reconnue par sa forte production de tomate.

Dans la commune de Kpomassè, pendant la saison d’abondance des tomates, la demande n’atteint pas souvent la taille de l’offre. Cet état de chose occasionne la perte d’une grande partie des récoltes par l’avarie due à la longue durée d’attente espérant l’arrivée des acheteurs. Aussi, certains paysans démotivés par la mévente ne se donnent plus la peine de faire les récoltes. Ils préfèrent les laisser pourrir dans les champs que de perdre leur temps et l’énergie pour les récolter.   Il n’est pas rare de voir les paniers de tomate laissés dans les différents centres de regroupement du fait de manque d’acheteurs. Ces situations affaiblissent gravement les rendements des producteurs qui sont, avec leurs familles, confrontés aux difficultés économiques.

Alors qu’après quelques mois, en période de pénurie, cette même tomate coûte très chère. Elle devient inaccessible aux consommateurs moyens, même aux familles des producteurs. Selon l’équipe de CRIPADD, il est important de développer des stratégies de transformation et de conservation diminuant l’ampleur du phénomène.

 

Pour accompagner les paysans et les groupements de femmes dans la conservation de ce légume important, l’équipe de CRIPADD, encouragée par son partenaire Association humanitaire pour l’Afrique (AHPA) s’est engagée depuis dans une étude d’analyse de la situation de production et de conservation de tomate.  C’est suite à ce diagnostic conjointement mené que l’équipe de CRIPADD réalise une première expérimentation de conservation en vue d’en envisager une extension au cas où c’est concluant (bonne conservation, appropriation par la population, débouché, …).

Les femmes, membres des familles des producteurs, sont associées pour des conclusions participatives et valables.

Vive l’amélioration des conditions de production des paysans!

Vive le développement durable!

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